28 Novembre 2006 :: Olivier
Nous arrivons à Bloemfontein à 9 H 30 soit avec plus de 2 heures de retard. La journée n’est pas finie car nous devons être le soir même à Malealea qui se trouve au cœur du Lesotho. Nous devons faire une escale à Maseru qui est la capitale du Lesotho, nous cherchons donc un bus qui nous emmène vers Maseru. On prend un taxi qui nous emmène à la station de taxi collectif, en chemin on demande combien cela coute d’aller en taxi jusqu’à Maseru, le chauffeur nous répond 750 Rands sud africains ce qui est vraiment très cher on préfère aller voir à la station de taxi.
Lorsqu’il nous dépose le chauffeur nous explique que ce n’est un endroit très sur et que nous devons faire attention. On sort, on récupère nos affaires et nous voila dans un endroit avec plein de taxis collectifs à la recherche du bon pour Maseru. Après avoir été orienté on nous indique un office où l’on trouve le bon taxi et cela revient à 60 Rands par personne. Il est sur que ce n’est pas le même confort car nous sommes 15 personnes dedans et il y a effectivement 15 places … à cela il faut juste rajouter les sacs de tout le monde et là l’espace de confort se réduit à néant pour les 2 prochaines heures. Le taxi sera vite plein et nous partons jusqu’à la frontière du Lesotho. Celle-ci se franchira sans aucuns problèmes.
Une fois au Lesotho nous devons prendre un taxi collectif pour aller dans le centre ville. Chose qui semble simple mais quand on est blanc tous essayent de nous réclamer plus d’argent que pour un trajet normal. C’est à ce moment précis que jailli Seaki Loena, une Mama africaine qui nous explique qu’il faut qu’on la suive comme cela on ne se fera pas avoir. On est dans son pays et cela l’insupporte qu’on essaye d’escroquer des personnes justes parce qu’elles sont blanches.
Le tarif normal est de 3 rands pour aller dans le centre ville donc lorsque le chauffeur nous explique que pour nous ce sera 5 Rands car on a des gros sacs notre Mama s’énerve et lui explique que l’on prendra le suivant … finalement nous prendrons celui la en payant 3 rands. Elle est super forte, elle crie, elle s’énerve et obtient tout ce qu’elle veut.
Arrivé en ville elle nous trouve un taxi collectif en direction de Malealea direct pour la somme de 25 Rands ce qui lui parait raisonnable comme prix. Nous la remercions et lui offrons un coup à boire. Elle nous laisse son numéro comme cela si il y a un problème nous pouvons l’appeler. Nous avons notre taxi il nous faut juste attendre qu’il soit plein ce qui prendra … 2 heures. Il faut avoir du temps mais tout se fait finalement. Nous mettrons plus de 1 H 30 pour faire 60 Km en montagne et arriverons à Malealea Lodge à 16 H 30.
Cela est assez incroyable de trouver un lodge au milieu de nulle part, nous sommes au milieu des montagnes du Lesotho et il y a un lodge avec tout le confort possible. Nous sommes ici car Aurélie nous a mis en contact avec Ally, une volontaire irlandaise qui fait fonctionner une bibliothèque dans le village. Nous espérons pouvoir intervenir dans l’une des 4 écoles aux alentours. Nous mangeons à 19 H un repas succulent, il l’est d’autant plus que nous n’avons pas vraiment déjeuner à midi. Ally devait nous rejoindre mais finalement nous devons la rencontrer que demain matin. La soirée se fini par un Gang Of Four dans la chambre avec la seconde victoire de Xavier depuis le début de notre tour du monde.
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29 Novembre 2006 :: Pascal
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Nous avons rendez vous à 9h ce matin avec Ally, en effet elle doit nous aider à rentrer en contact avec les professeurs des écoles du coin. Nous patientons un bon moment et vers 10h30, Ally se présente à nous. Elle nous explique qu’elle a apprit seulement la veille que trois jeunes français, dans le cadre d’un projet autour des jeux, souhaiter intervenir dans les écoles de Malealea.
Je crois qu’il est important d’expliquer qu’ici, on se trouve vraiment au milieu de rien. C’est la montagne, il n’y a qu’une seule route qui se termine au village de Malealea. Les habitants vivent de l’agriculture, il n’y a aucun moyen de communication, et pour envoyer des messages aux gens, et bien on utilise le système D. C'est-à-dire que l’on fait appel à des messagers…
En effet Ally, a demandé hier à une enfant de donner une lettre expliquant notre venue afin de savoir si l’école serait intéressée que nous nous rendions parmi eux. Vers 11h, ce 29 novembre, alors que nous discutions avec Ally du projet, un autre enfant donne une lettre à Ally…C’est une lettre de la directrice de l’école qui explique qu’elle serait enchanté que nous passions vers 10h le 30 Novembre pour jouer avec les enfants…Ca y est on a un rendez vous pour le lendemain…C’est une très bonne nouvelle pour nous !
Nous partons quand même avec nos affaires, avec la volontaire Irlandaise, pour voir si dans l’école d’à coté il serait possible de jouer avec les enfants aujourd’hui. Nous arrivons sur place et là une cinquantaine d’enfants se précipitent vers nous et nous regardent d’un air curieux se demandant ce que font trois étrangers dans leur école…
Nous rencontrons la directrice qui nous explique que les enfants ne travaillent pas aujourd’hui, ils sont en free time…En effet, ici au Lesotho, l’école se termine vendredi. Ensuite place aux grandes vacances qui durent environ deux mois. L’école reprend le 22 Janvier. C’est donc parfait pour nous, nous avons l’autorisation de jouer avec eux sauf qu’ils sont au moins 80 à vouloir jouer. Un groupe de 40 se forme et nous passons une heure et demie avec eux. Enfin, tous les autres enfants, ceux qui n’ont pas eu la chance de faire partie du groupe, sont juste à l’extérieur du terrain….à environ 10 mètres de nous.
Et là, Olivier les fait s’assoir et commence à expliquer le projet…Au bout d’une minute nous nous rendons bien compte qu’ils ne comprennent pas du tout l’anglais, ils parlent Sesotho…Nous arrivons à avoir un enfant plus âgé, de 15 ans, qui veut bien se faire l’interprète…On y croit, sauf que au bout de 5 minutes et de l’explication du premier jeu de chat, nous nous rendons compte que les enfants n’ont pas compris les règles de ce jeu pas très compliqué à la base…La barrière de la langue se ressent et nous utilisons tous les stratagèmes possibles pour nous faire comprendre…C’est très difficile donc nous décidons de passer à une chanson, le fameux Brousse, Brousse, j’aime la Brousse….Et là encore j’ai beaucoup de difficultés à mener ce chant, on y arrive quand même sauf que les enfants ne chantent pas vraiment mais on rigole bien en bougeant nos hanches.
On leur demande de nous apprendre une chanson, et ensuite de nous apprendre des jeux locaux…Et là nous avons le droit à un jeu que nous avions déjà vécu, à Saron en Afrique du sud. C’est une sorte de chat assez violent….Vous pourrez bientôt consulter les règles de ce jeu et voir la vidéo sur le site…
Le temps passe, on continue, on essaye de jouer mais c’est réellement difficile. On se rend compte pour la première des difficultés présentes pour se faire comprendre. C’est un sentiment très particulier, car les enfants sont très enthousiastes, nous aussi et on voit bien qu’il est très difficile de communiquer et de se comprendre…Ensuite, on décide de faire des photos, car les enfants nous le réclament très souvent. On prend du temps pour regarder leurs cahiers de classe et tenter de discuter avec eux de l’école, du village….
Il est 13h, nous rejoignons Ally dans sa maison, à 5 minutes à pieds de l’école. C’est une petite maison. Il y a un lit, une table, trois chaises et c’est tout…Elle nous propose un verre d’eau. On prend une tasse que l’on remplit dans un sceau d’eau. Nous sommes face à des réalités bien loin de ce que l’on pouvait imaginer. Ally est bibliothécaire en Irlande et elle a décidé de venir passer du temps en qualité de volontaire, au Lesotho, dans ce minuscule village perché à 1800 mètre d’altitude. Nous apercevons un jeune, de 16 ans, qui vient de faire une heure de marche pour ramener des livres qu’il avait empruntés quelques jours auparavant. Ally nous fait visiter la bibliothèque. Elle nous explique que c’est le seul lieu de la région ou les enfants peuvent venir lire et emprunter des livres, alors elle a décidé de monter une bibliothèque itinérante avec comme moyen de locomotion, des ânes. Aucune école n’a les moyens d’avoir des livres, alors ce projet soutenu par des ONG Américaine et Irlandaise, permet de faire découvrir les livres aux enfants. C’est dans ces moments là, d’explications, de discussions sur les problématiques repérées ici que l’on prend d’avantage conscience du fossé qu’il existe entre nos pays occidentaux et ce petit coin du bout du monde…
C’est, pour ma part, mais je crois aussi pour Olivier et Xavier, un vrai choc culturel ! Nous sommes au bout du monde, en Afrique, et là tu essayes d’imaginer et de comprendre la vie que peuvent avoir ces personnes ici…Le fléau majeur ici reste le HIV, c’est de loin une des plus grandes cause de mortalité. Voilà pour notre journée, nous revenons aux camps, passons l’après midi à écrire les résumés, préparer le site, travailler sur les jeux indigènes … Nous dinons le soir avec le patron du lieu, sa fille, Ally, Caroline (volontaire venant des US). Nous passons un agréable moment avec un petit vin sud Africain très bon, on finit vers 23h.
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30 Novembre 2006 :: Xavier
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Ce matin nous avons rendez-vous à 8H00 avec Khotso, un jeune homme de 16 ans rencontré la veille et qui aide Ally pour s’occuper de la bibliothèque, il est étudiant dans l’école secondaire de Malea-lea. Il sera notre guide pour la journée, en effet pour nous rendre dans l’école de Botsoela il faut marcher un peu plus d’une heure à travers la montagne et comme il comprend bien l’anglais il sera aussi notre interprète afin d’expliquer les règles des jeux aux enfants.
Nous arrivons à l’école vers 9H00 où nous sommes accueillis par 2 enseignants qui constituent un groupe de 40 enfants afin que l’on puisse jouer avec eux. Comme la veille les enfants sont laissés libres en cette fin d’année scolaire et l’ensemble d’entre eux (environ 180 dans l’école) souhaiteraient se joindre à nous. Nous expliquons aux enfants que nous allons jouer à des jeux avec eux et que par la même occasion ils nous fassent découvrir des jeux auxquels ils ont l’habitude de jouer. C’est ainsi qu’immédiatement ils nous chanteront trois chansons et nous ferons participer à deux de leurs jeux.
C’est ensuite à notre tour et l’explication des règles se passe mieux que la veille grâce à la présence de Khotso qui traduit tout en Sesotho. Nous ferons donc des parties de chats, de 1, 2, 3 soleil et nous leurs apprendront Brousse. Il est maintenant 11H00 et c’est l’heure de la pause déjeuner, le midi la nourriture est assurée par une cantine payée par le gouvernement. Celle-ci est gratuite pour les familles tout comme l’enseignement primaire, à partir du secondaire l’école devient payante à 1 100 rands l’année auxquels il faut ajouter le prix des 2 ou 3 uniformes. C’est une somme importante que les familles de ces petits villages de montagne ont souvent bien du mal à réunir …
Pour la suite de notre intervention nous ferons du maquillage et une petite séance photo car les enfants sont très demandeurs. Prés de 80 enfants seront avec nous et même si tout cela est parfois un peu chaotique tout se passe pour le mieux du monde. Les enfants semblent contents de leur journée et nous nous en sommes ravis. Nous quittons l’école vers 13H00 et marchons pour rentrer au lodge où, une fois arrivé nous offrons à boire a Khotso et le payons pour la journée (le tarif appliqué pour les guides est en général de10 rands de l’heure).
Nous passerons l’après midi et la soirée au lodge où nous finissons autour du feu jusqu'à la coupure de l’électricité qui a lieu vers 23H00.
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1er Décembre 2006 :: Olivier :: Voir la vidéo du jour : Chutes d'eau au Lesotho
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Nous nous sommes fait réveiller à 8 H du matin par le responsable de l’équitation qui nous a apporté les sacs dans lesquels nous devons mettre nos affaires. Aujourd’hui nous partons pour 2 jours de poney Trek à travers le Lesotho.
Après un petit déjeuner copieux et l’achat des repas des jours à venir nous partons à 9 H 30 pour 6 heures sur les poneys. Les poneys sont extrêmement bien dressés et se laissent magner sans difficulté. Il faut savoir que le Lesotho est rempli de montagnes ce qui signifient peu de plats et énormément de montées et descentes … Après une heure de route nous attaquons une descente vertigineuse qui nous mènera jusqu’à une grande rivière. Lorsque nous disons vertigineuse il s’agit d’une pente de plus de 25 degrés, nous nous penchons en arrière afin d’aider au maximum les poneys. Ils ne sont pas rassurés mais descendent sans rien dire.
Lorsque cela descend … cela remonte automatiquement et nous voila de l’autre coté de la rive à grimper le même type de pente … lorsque je dis que nous grimpons il s’agit plutôt des poneys et nous sommes impressionnés par la force et la vitesse à laquelle ils gravirent cette montagne.
Lors de ces 6 heures de poneys nous avons croisés des villages au milieu de nulle part qui ne sont accessibles que par poney ou à pied avec à chaque fois les enfants qui nous saluent et nous disent Bye Bye … Nous avons aussi découvert une partie du Lesotho qui est magnifique avec ses montagnes vertes, ses troupeaux de chèvres, ses ruisseaux à foison … Un spectacle magnifique.
Nous arrivons dans le village à 15 H 30 et descendons du poney avec un certains plaisir car cela commençait à faire mal aux fesses. La journée n’est pas fini car à 1 H de marche se trouve des chutes et on nous propose de nous y emmener. On accepte et prenons un guide qui nous y accompagnera.
En chemin le guide nous signale que la pluie arrive et qu’il serait bien que nous mettions nos K-ways, le ciel ne nous parait si noir que cela alors nous lui disons que nous le ferons plus tard … 1 minute plus tard il pleuvait et on sortait nos protections. Cela nous servira pour plus tard : toujours faire confiance au guide, il connait le temps !!!
En chemin nous remarquons que notre guide a des bottes et nous nous demandons pourquoi … Nous avons la réponse au bout de 45 minutes lorsqu’il nous demande d’enlever nos chaussures car nous allons marcher dans l’eau afin d’arriver jusqu’aux chutes. Après 15 minutes dans l’eau gelée nous arrivons au pied des chutes qui sont magnifiques même si l’eau est froide. Cela ne découragera Xavier et Pascal qui vont se baigner afin de se laver un peu … Pour ma part je ne suis pas allé totalement dans l’eau et je me suis lavé comme j’ai pu… Tout cela sous les yeux du guide qui a du nous prendre pour des fous. Après une demi heure sur place nous prenons le chemin du retour qui se fera encore sur la pluie ce qui rend le chemin glissant mais nous rentrerons sain et sauf au village. Nous arrivons fatigué mais séduit par les paysages que nous avons découverts, en plus un coucher de soleil magnifique nous attend.
La nuit est en train de tomber lorsque nous commençons à faire chauffer l’eau pour cuire notre riz. Nous allons emprunter du sel et du poivre au groupe à coté qui nous fourni en plus du curry et du poisson. Merci à eux car ils ont transformé un repas insipide en festin à nos yeux. La nuit est définitivement arrivée et, vraiment fatigué, nous décidons de nous coucher avec un peu de musique pour Xavier et moi. Nous nous sommes endormis très vite aux alentours de 20 H 30. L’horaire parait incroyable mais en fait en Afrique on vit au rythme du soleil, on se lève et se couche avec lui …
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2 Décembre 2006 :: Pascal :: Voir la vidéo du jour : Pony Trek
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Un petit réveil à 6h30, et nous voilà sur nos montures. Nous partons à 7h, direction le camp et là encore nous nous émerveillons devant la beauté du paysage, des rivières, des grands espaces, du silence….C’est vraiment une vie à part ici, on a cette sensation que le temps s’est arrêté dans cet endroit reculé du monde.
Bon revenons à nos montures, on leur a trouvé des petits noms. Ben oui, ces 12 heures de poneys nous rapprochent de l’animal et on en arrive même à discuter avec eux. Le mien, on le nomme Bisounours, il est souvent derrière, pas très vif, un peu peureux, c’est un rêveur mais par contre, au trot, il fait la différence…Celui de Xav, c’est l’aventurier, celui qui ouvre, on le nommera Indiana, ou Indi pour les intimes, bon il faut quand même préciser que c’est le plus jeune et qu’il a peur des papillons et des bandes de sauterelles….Et celui d’Olive, c’est Attila, c’est celui qui prends un malin plaisir à mordre les deux autres. Il déteste être le dernier, alors à chaque fois qu’il y en a qui essaye de le doubler, il le croque…Que du bonheur, je sais ce sont des informations essentielles pour nos lecteurs.
Voilà, pour la journée, nous arrivons au camp vers 13h, un petit repas, une douche très appréciable et la vie quotidienne reprends le dessus avec pour grand plaisir, la séance de nettoyage du linge et de la préparation de notre sac à dos, car on part demain à 6h. Entre temps, une petite partie de Gang Of Four, une petit sieston et un diner qui nous fait énormément de bien.
Nous avons vraiment beaucoup apprécié nos moments passés dans ce petit village, c’est une vie bien loin de celle que nous avons en France, dans notre capitale parisienne. On ne peut que conseiller à nos lecteurs de venir ici, c’est un petit bonheur ! Les habitants ont réellement besoin du tourisme pour suivre. L’auberge dans laquelle nous sommes est tenu par un couple de Sud Africain, ils ont depuis maintenant 20 ans, un pied dans le village de Malealea et ils ont réussi à faire de leur Lodge un lieu de tourisme solidaire. Ils sont très impliqués dans la vie du village et les nombreux touristes permettent ainsi à beaucoup d’habitants de vivre. Tout est très bien organisé dans un esprit communautaire et pas individualiste. Chacun a sa place. Les guides, des enfants ou des jeunes se rendent très disponibles, cela revient à 10 Rand de l’heure. La moindre sortie nécessite un guide, car c’est très difficile de se repérer.
Comme vous l’avez surement saisi, nous avons aimé cet endroit, ces habitants et ce mode de vie très particulier, alors on fait un peu de publicité.
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3 Décembre 2006 :: Olivier
Cette journée s’annonçait comme être une épreuve de patience et de résistance … Elle le fut.
Nous nous levons à 5H30 afin d’être au rendez vous du taxi collectif qui devra nous emmener vers Maseru, la capitale. A 6 H du matin nous prenons place dans le taxi qui ne partira que vers 6H45. En chemin nous nous arrêtons tout le temps pour prendre des gens se rendant à Maseru. D’arrêt en arrêt nous arriverons à la frontière à 9 H ce qui représente 2H15 dans un taxi pour faire l’équivalent de 90 Km.
Après un passage de frontière sans difficulté nous nous rendons à l’office des taxis collectifs afin d’en prendre un en direction de Johannesburg. Le trajet coute 120 Rands par personne et chance pour nous le taxi sera vite rempli et nous partirons à 10 H. Evidement lors du trajet nous nous ferons contrôler par la police qui fera descendre tout le monde et vérifiera nos passeports. Ce type de taxi est très souvent contrôlé par la police. Le trajet durera plus de 5 H 30 ce qui porte notre arrivé à la station de bus à 15 H 30.
De la nous décidons de partir directement pour Maputo. La seule solution à cette heure de la journée est de prendre un taxi collectif. Steve, un passager du précédent voyage, nous propose de nous accompagner dans la station des taxis collectifs. Cette station est fortement déconseillée par le guide du routard car de nombreuses agressions s’y produisent. Steve nous trouve le taxi partant pour Maputo et nous informe qu’il faut absolument garder un œil sur nos bagages. Nous sommes les premiers sur la liste par conséquent il faut attendre de trouver 12 personnes de plus. Lors de cette attente nous discutons avec des gens aux alentours, on parle foot, Zinedine Zidane, sécurité à Johannesburg, beauté du Mozambique, sécurité à Maputo, la vie en France, … On a le temps de discuter car nous patienterons plus de 2 H 30 dans cette gare. Lors de notre attente nous n’avons rien vu de dangereux, le seul blanc que nous avons croisé, à part nous, est un Sud Africain se rendant aussi à Maputo pour son travail.
Départ à 18 H 15 pour Maputo, le seul soucis est que la frontière entre l’Afrique du sud et la Mozambique ferme à 22 H donc le chauffeur a intérêt a rouler vite si l’on ne veut pas dormir dans le mini bus. Pour information le chauffeur ne roulera pas vite et fera plusieurs arrêts par conséquent nous arrivons à la frontière à 00 H 30 ce qui signifie que nous devons patienter jusqu’à 6 H le lendemain.
Je rappelle à tout le monde que nous nous sommes levés à 5 H 30 le matin et nous voila fatigué et bloqué à la frontière. La conséquence est simple nous nous allongeons par terre sur les graviers et nous nous endormons.
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Suite du voyage au Mozambique