26 Juin 2007 :: Pascal :: La Paz
Départ tôt le matin pour rejoindre la gare routière en taxi. Nous prenons place dans un bus très agréable où nous serons arrêtés très rapidement par des manifestants et un barrage de pierre sur la chaussée. Ce sont, cette fois ci, les enseignants qui dénoncent leurs conditions de travail et qui bloquent le bus durant une petite heure. Les slogans sont très engagés. Un enseignant est payé environ 170 euros par mois au Pérou ! Il y a de quoi manifester et s'insurger contre les politiques en place !
Bref, nous arriverons donc au poste de frontière, à quelques kilomètres de Copacabana vers 11h30. Nous n'avons jamais passé une frontière aussi simplement et aussi rapidement, un véritable jeu d'enfant ! Nous passerons une petite heure à nous restaurer et à visiter la ville avant de prendre un nouveau bus, bolivien cette fois, et à continuer notre trajet vers La Paz. Les paysages sont magnifiques.
Nous sommes, depuis le début de la matinée, en contact permanent avec le lac Titicaca, et c'est réellement un spectacle grandiose que de le voir en premier plan et d'apercevoir au loin des sommets enneigés de plus de 6000 mètres. Nous irons, même, jusqu'à traverser le lac en petit bateau … D'ailleurs le bus sera lui aussi mis sur un bateau fait pour le transport de véhicules … C'est simplement fou de voir son bus au milieu du lac, balloté de gauche à droite. Une seule pensée en tète : on espère très fort que le bateau et le bus ne vont pas chavirer !
Nous continuerons vers la capitale administrative du pays, et oui, notons que Sucre est la capitale de la Bolivie et non La Paz … A ceux qui pensent que la Paz est la capitale la plus haute du monde, vous avez tort !
Vers 17h nous arrivons à destination et nous orientons vers la place principale afin de trouver un hôtel. La ville se trouve entre 3200 mètres et 4000 mètres d'altitude, autant vous dire qu'il faut avoir de bonnes cuisses car ca monte et descend sans arrêt.
Nous trouverons une auberge très basique et accepterons de dormir dans une chambre vraiment moche mais bon marché. Fatigués de cette journée nous ne souhaitons pas batailler et chercher autre chose … Alors pour 20 Bols par personne, on ne peut pas être trop exigent ! Le soir nous irons manger dans un très bon restaurant, au Pot colonial, et irons retrouver le lit et la chambre bien froide pour un repos bien mérité.
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27 Juin 2007 :: Olivier :: La Paz
Nous avouons que nous avons passé une bonne partie de la matinée à dormir et cela a fait vraiment du bien même si les lits sont très durs. Ensuite nous sommes allés sur internet afin de rester en contact avec tous nos amis de France … il devrait être plus facile de vous joindre car maintenant nous n'avons plus que 6 H de décalage.
Le midi nous avons mangé dans un petit restaurant pour 12 bolivianos par personne mais la nourriture s'est révélé vraiment mauvaise, on ne sait toujours pas de quelle viande il s'agit !! Au début du repas nous étions super motivé avec Pascal pour aller voir les musées de la Paz mais à la fin de celui-ci la motivation avait disparu. Par conséquent Pascal est parti faire un petit tour dans la ville et en a profité pour tester les casinos de Bolivie. Avec Xavier nous sommes allés vers le bas de la ville pour la découvrir, en chemin nous sommes tombés sur un cinéma qui proposait "les 4 fantastiques et silver surfer" en anglais sous titré en espagnol, nous ne nous sommes pas fait prier et après avoir payé 25 bolivianos par personne nous avons découvert une salle très grande avec un très bon confort.
Le soir nous sommes retournés manger au restaurant de la veille qui nous avait fait une très bonne impression. Nous avions donné rendez vous à Jacques et Daniel, nos 2 Nantais d'Arequipa et du lac Titicaca, nous passerons une super soirée à parler de voyage. Nous nous sommes vraiment bien marré et vivement que nous allions à Nantes pour les revoir et aller visiter toutes les attractions qui se trouvent en Bretagne … eh oui Nantes est d'origine Bretonne cela est un fait historique.
Après avoir quitté nos amis aux alentours de 23 H Pascal et moi sommes partis jouer quelques pièces au Casino et nous rentrerons bien tard.
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28 Juin 2007 :: Xavier :: La Paz
Nouvelle journée à La Paz où nous décidons de changer d'hôtel car celui ou nous étions était un peu trop routard pour nous : mur des chambres pleins de graffitis, fenêtres sans vitres, salle de bain pas vraiment propres, … Bref nous ne nous y sentions pas bien donc nous avons décidés de prendre une chambre dans un hôtel à 50 mètres du précédent et même si cela nous coute 5 bolivianos de plus nous en sommes vraiment contents, question confort il n'y a pas photo !
Après cela Olivier et Pascal iront visiter 4 petits musées (entrée à 4 bolivianos pour tous les musées) expliquant en partie l'histoire et la culture de la Bolivie. Pendant ce temps je suis resté dans la chambre pour préparer la mise à jour du site Internet. Après déjeuner nous nous séparons et chacun d'entre nous ira visiter une partie de la ville qui lui est encore inconnue … rien de spécial à noter … la ville ne se révèle pas vraiment passionnante (la rumeur veut que certains se seraient même rendu dans leur lieu préféré de ces dernières semaines … certains gagnent, d'autres perdent …)
A 19H00 nous avions rendez-vous à l'agence chez qui nous avons réservé nos 2 jours de trek pour l'ascension du Huayna Potosi afin de tester notre équipement de "haute montagne", chaussures à crampon, pantalon, grosse veste … tout y passe … nous ne devrions pas avoir froid. Apres cela nous cherchons où diner et tombons sur un restaurant de spécialité orientale, les prix sont très raisonnables et la nourriture succulente, nous y retournerons surement …
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29 et 30 Juin 2007 :: Pascal :: Ascension du Huyana Potosi :: Voir la vidéo du jour : Ascension du Huayna Potosi
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Nous avons rendez vous à l'agence vers 08h30. Nous prenons un jus d'orange et partons en mini bus vers notre point de départ du Trekking, situé à 4700 mètres d'altitude. Nous sommes un groupe de 4 : nous trois et une voyageuse japonaise, Yuki. Cependant, deux autres français, sont également du voyage. En effet ils vont faire l'ascension du Huyana Potosi en trois jours, dont une journée d'entrainement sur glacier. Et oui, il est bien de se familiariser au matériel, piolets, crampons … Il parait que pour les novices, c'est une chose indispensable voir obligatoire !
Nous avons opté pour la formule deux jours, nous sommes donc, après le déjeuner, 4 ainsi que nos 2 guides et commençons la petite grimpette chargés d'un sac à dos très lourd. Nous avons chacun reçu notre équipement qu'il faut désormais porter : Paire de chaussures, crampons, piolets, gants, harnais …
Nous franchirons un endroit assez impressionnant, car très pentu et rempli de cailloux, mais deux heures de marche en haute montagne suffiront pour arriver au camp de base situé à 5130 mètres. Nous arrivons vers 15h et prenons possession des lieux … D'autres touristes arriveront au fur et à mesure de l'après midi accompagnés de leurs guides. Il règne au sein du refuge une bonne ambiance. Nous en profiterons pour nouer connaissance avec une famille de français, originaire de Belfort. Nous échangerons pas mal sur la montagne, en fait eux nous donnerons pas mal de renseignements car rappelons le, nous sommes complètement novices en la matière ! Nous avons pourtant une motivation de feu .Nous souhaitons dépasser le record de deux amis Lionel et Estelle qui sont allés à 5555 mètres sur ce même sommet l'année dernière lors de leur tour du monde et tenter de battre aussi Vanessa qui est arrivé à 5900 mètres il y a trois semaines … Bref, de l'enjeu, de l'envie, et surtout l'espoir de réaliser cet exploit sportif et d'arriver au sommet de cette montagne. C'est un vrai challenge !
Nous dinerons vers 18h et irons directement nous coucher à 19h. Je règle le réveil pour minuit et demi, oui vous avez bien lu, c'est très tôt … Le départ étant fixé à 01h30. Très difficile pour Xavier et moi de dormir, relativement mieux pour Olivier, et c'est donc à minuit et demi que nous nous réveillons et commençons à nous équiper : Collant, pantalon, double paire de chaussette, tee shirt manche longue, veste polaire …
Nous prenons un petit déjeuner rapide et continuons de nous préparer avec la mise en place des chaussures, du harnais, des gants, du bonnet, du manteau, de la lampe frontale … Nous voilà fin prêt, il fait nuit, il fait froid et nous partons accompagnés de nos deux guides.
Premier arrêt, à 30 mètres du refuge, pour la mise des crampons … Impressionnant la taille de ces pointes, mais très pratique pour marcher sur la glace … Nous avons deux cordées, une avec un guide, Xavier, Olivier et moi et l'autre avec le deuxième guide et Yuki. Nous sommes fin prêt, il est 1h45, nous partons, en route vers ce sommet de 6088 mètres.
Nous avancerons lentement dans le froid éclairé par la pleine lune et mettrons deux bonnes heures avant d'arriver au premier obstacle … Nous sommes à 5500 mètres et se trouve devant nous un mur de trente mètres qu'il faut attaquer au piolet … Notre guide nous montre les gestes techniques : c'est assez simple au fond, il faut planter les crampons et son piolet dans la glace afin de s'élever et de monter jusqu'en haut … Tout se passe bien, c'est difficile bien entendu car c'est notre première et l'altitude commence un peu à déranger Olivier … Pour Xavier et moi, pour l'instant ca va, pas de mal de tète … On continue, à marcher dans la nuit et à suivre plusieurs autres groupes … Nos compatriotes français, ceux rencontrés la veille, nous doublerons … Nous ne les reverrons plus … Ils avancent tellement vite …
Nous sommes à 5900 mètres au pied du deuxième passage difficile. Olivier est exténué et a très mal à la tête … Il titube depuis un bon moment, il est arrivé au bout de ses propres limites ! Avec Xavier nous tentons de continuer et de franchir cet obstacle de taille … C'est un mur de 180 mètres de dénivelé qui s'élève devant nous, une pente de plus de 55 degrés … Il est 4h30 du matin, nous sommes physiquement fatigués mais nous y allons … Nous sommes désormais trois dans notre cordée, le guide, Xavier et moi … Les premiers mètres se font en position debout et la suite devient très compliqué car nous devons nous coller à la paroi et planter nos crampons et le piolet afin de se hisser … Nous avançons avec peine, en quinze minutes, nous avons pris seulement trente mètres de dénivelé.
Nous sommes physiquement pas bien, nous avons très froid aux mains et aux pieds … Le guide nous explique que tout ce que nous sommes entrain de monter, il va falloir le descendre … Petit calcul rapide, à ce rythme là, il nous faudrait au moins deux heures pour arriver au sommet et deux heures pour redescendre … On se regarde avec Xavier et on décide d'arrêter ! Nous décidons donc de renoncer à 5930 mètres, et nous commençons la descente … Olivier, depuis le bas du mur, nous voit redescendre et ne sais pas ce qui se passe et voyant le temps qu'il nous faut pour descendre ces trente mètres, il décide de repartir avec l'autre guide et Yuki, qui elle aussi n'a pas pu aller plus haut que 5900 mètres. Et la descente pour nos deux cordées commence.
Nous en profiterons pour faire quelques photos et admirer le lever du soleil … Mais même pour prendre des photos c'est difficile, on sait que nos mains vont être gelées pendant la demi heure qui suit … Avec Xavier, on mettra plus de trois heures pour redescendre au refuge … Olivier arrivera un petit peu plus tard, exténué, lui aussi …
On a pris conscience de la difficulté de ce type d'ascension, c'est un véritable sport, un véritable défi physique … Nous sommes déçus de ne pas être arrivés en haut, mais honnêtement, nos capacités physiques et physiologiques ne nous auraient pas permis d'arriver au sommet. La montagne remporte le combat ; Je ne suis pas certain qu'il y en est d'autres dans les mois ou les années à venir, tellement l'épreuve a été, pour chacun d'entre nous, pesante et difficile. Mais nous détenons désormais tous les trois des records personnels à plus de 5900 mètres d'altitude ! Pas mal déjà …
Nous nous reposons une heure au refuge, avant de repartir à notre point de rendez vous du premier jour à 4700 mètres. Morts de fatigue, nous prenons le chemin de la veille avec nos 20 kilos sur le dos et commençons la descente dans les cailloux … Nous allons mettre deux bonnes heures pour arriver en bas complètement cuit … C'est donc vers 11h30 que le mini bus nous ramène à La Paz …Un trajet sur une route complètement défoncée, pire qu'en Afrique ! Nous arrivons à l'hôtel, exténués. Chacun vaquera à ses occupations … Olivier prendra l'option lit. Xavier et moi l'option douche, internet, repos … Bref, le soir nous irons manger une grosse pizza avant de s'endormir chacun dans son lit bien douillet … Quelle journée longue, riche en émotion et en intensité !
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01 et 02 Juillet 2007 :: Olivier :: La Paz
Après la journée exténuante d'hier nous décidons de passer 2 jours à la Paz afin de nous remettre et de nous préparer à la prochaine épreuve, la route de la mort en vélo soit une soixantaine de kilomètres.
Lors de ces deux jours nous nous reposerons beaucoup, visiterons un peu, Pascal et moi nous irons jouer au casino (afin de rassurer tout le monde avec quelques euros on peut jouer des heures en Bolivie, nous ne nous sommes pas ruinés) et Xavier mettra à jour le site internet.
Le petit événement sympa est le repas du dimanche soir avec Benjamin et Domitille, 2 français aussi en tour du monde. Nous avons passé une super soirée avec eux et nous vous invitons à aller voir leur site sur www.bol-d-er.info cela leur fera plaisir.
De toute façon on devrait les revoir demain car ils font aussi la route de la mort. A ce propos nous avons choisi une agence qui sous traite à "Free Rider" pour la somme de 40 Dollars par personne. La somme comprend le trajet, les repas et les snacks, un guide pour 5, l'équipement, un bon vélo mais pas le meilleur et une camionnette balai si jamais on est fatigué.
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03 Juillet 2007 :: Xavier :: Route de la mort / Coroico :: Voir la vidéo du jour : Descente de la route de la mort en VTT
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C'est avec une heure de retard que nous nous réveillons … pas entendu le réveil et c'est le coup de téléphone de la dame de l'agence qui nous tire du lit … nous avions rendez-vous pour le petit déjeuner que finalement nous ne prendrons pas et le minibus viens nous chercher directement à l'hôtel. 15 minutes plus tard Eddy, notre guide arrive et nous apprend que nous serons que trois dans le groupe, bonne nouvelle. Le chauffeur / photographe, José, nous accompagnera aussi toute la journée.
Après un peu moins d'une heure de route nous arrivons à "la Cumbre" (le sommet) qui culmine à 4700 mètres d'altitude, il fait froid donc nous nous équipons en conséquence, en plus de nos vêtements l'agence nous prête pantalon, veste, gants, casque et dossard pour différencier les différents groupes de cyclistes. En effet nous sommes loin d'être les seuls à partir ce matin et quand nous voyons certains groupes d'au moins 20 personnes nous sommes contents d'avoir choisi notre petite agence. Les vélos quant à eux sont en bon état et correspondent aux normes locales, double suspensions avant et freins à disques, certaines agences proposent des vélos encore plus à la pointe technologiques (ceux utilisés par la championne du monde …) mais sont beaucoup plus cher …
Après un petit briefing sur les règles de sécurité à suivre nous partons pour notre descente de la fameuse "Ruta de la muerte" (route de la mort). Pour information cette route est appelée ainsi en raison des nombreux accidents qui s'y sont passés, l'an passé 90 personnes sont mortes sur cette route et elle a été désigné, par je ne sais plus quel organisme, comme la route la plus dangereuse du monde … Une nouvelle route a d'ailleurs été construite et donc la précédente est de moins en moins utilisée (sauf par les touristes évidemment).
Nous parlons de descente de la route de la mort car en effet 85 % du trajet se fait en descente et il n'est quasiment pas nécessaire de pédaler, entre le début et la fin du parcours nous perdons 3600 mètres de dénivelés passant de 4700 à 1100 mètres d'altitude. Toute la première partie du trajet se fait sur du goudron, ce qui nous permet de nous réhabituer tranquillement au maniement du vélo que nous n'avions pas pratiqué depuis de nombreuses années. Ensuite la route devient un chemin composé de terre et de grosses pierres, la vraie route de la mort avec son précipice de plusieurs centaines de mètres sur le coté.
Pas vraiment de sentiment de danger durant la descente, il faut dire que nous ne faisons pas nos fou-fou non plus, de plus si une voiture peut passer alors un vélo ne pose aucun problème si celui-ci ne va pas trop vite … Nous nous arrêtons régulièrement pour nous reposer et poser sous l'œil de José qui connaît tous les bons points photos de la descente (nous aurons droit a un CD avec toutes les photos ainsi qu'un tee-shirt "J'ai survécu à la route de la mort" …). Physiquement la seconde partie est plus dure car il faut encaisser les pierres se trouvant sur le chemin et les vibrations sont nombreuses dans les mains et les avant-bras. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'Olivier, qui à la base n'est pas fan de la pédale, finira par arrêter en cours de route.
Apres 4H00 de descente nous atteignons notre point d'arrivée en bas de la vallée et rejoignons en minibus un hôtel où il est possible de se doucher, de profiter de la piscine et de déjeuner. Nous y resterons pour la nuit car nous avons acheté pour le lendemain un ticket de bus pour rejoindre Rurrenabaque plus au nord du pays, le bus en question passe devant l'hôtel.
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04 au 06 Juillet 2007 :: Pascal :: Coroico / Rurrenabaque
Chacun se lève à son rythme et profite de ce début de journée pour lire, pour rester un long moment sous la douche chaude, prendre un petit déjeuner ou faire une grasse matinée … Nous irons déjeuner ensemble vers 12h30 avant de prendre le bus pour Rurrenbabaque. Celui-ci doit passer le long de la route principale, face à notre hôtel, à 14h30. C'est donc avec un bon quart d'heure d'avance que nous irons nous poster sur cette dite route.
Quelques bus de la compagnie passent mais jamais ceux-ci ne s'arrêtent, pourtant nous utilisons les bons gestes mais c'est comme ca ! Vers 15h30, un bus s'arrête, il va bien à Rurrenabaque, seulement il n'y a qu'une place de disponible à l'intérieur … Olivier monte, le chauffeur nous assurant que d'ici un petit quart d'heure, un autre bus, identique allé passer et donc nous récupérer au passage.
Et bien, ce ne fut pas le cas du tout … Nous sommes restés jusqu'à 18h30 sur cette belle route et jamais aucun bus ne nous a pris pour nous rendre à destination … Quelques bus ont bien daignés s'arrêter, mais aucun pour nous … Nous essaierons tout l'après midi de joindre notre revendeur de ticket, Don Carlos, mais en vain. Nous décidons même de nous rendre à Coroico en faisant du stop ou en prenant un des rares taxis passant sur cette route, mais en vain !
Nous passerons donc la nuit à l'hôtel, le même que la veille, après nous être fait assuré par ce fameux Don Carlos, que demain un bus viendrait nous prendre sur la route à 14h30 … Les tickets seront donc modifiés par téléphone, raturés et nous voici avec deux nouveaux numéros de places … Le responsable de l'agence doit même venir le lendemain pour s'excuser et s'assurer de notre montée dans le bus. Pendant ce temps là, plus de 24h, déjà, nous n'avons, bien entendu, pas pu prévenir Olivier de notre retard, vu qu'il n'y a pas de connexion internet dans les alentours.
Comme la veille, avec Xavier, nous procédons à la même organisation et nous apprendrons vers 13h30, en pleine partie de billard, que Don Carlos ne viendra pas et que le bus doit passer nous prendre à 14h précise. Nous nous postons donc sur la route, et là, pas de bus … Encore une fois c'est une mauvaise information, on commence à perdre patience, je demande à appeler ce foutu Don Carlos afin de s'avoir ce qu'il en est car à 15h, toujours aucun bus pour nous. Et là, on nous dit que d'ici un quart d'heure le bus va passer … L'histoire déjà entendu la veille, on y croit plus ! Par chance un bus arrive à 15h30 et nous montons dedans, sauf que le bus est surchargé et il n'y pas de place pour nous … Nous comprenons ce qui se passe, le fameux Don Carlos vends des tickets aux touristes alors que la compagnie vends aussi des tickets … Jusque là rien d'anormale, sauf qu'ils vendent plus de tickets que de places dans le bus : là il y a un problème !
Nous faisons pression sur le chauffeur et le jeune qui bosse pour la compagnie afin d'avoir des sièges, car il va s'avérer impossible pour nous de rester debout vu l'état de la route … Précisons que le trajet doit durer près de 16 heures … Le jeune ira jusqu'à virer deux Boliviens de deux sièges afin que l'on obtienne deux places … Et nous voilà partis pour un trajet très difficile car la route est en très mauvaise état … C'est d'ailleurs la route la plus mauvaise que nous avons pris en 9 mois de voyage … Jusqu'à notre arrivée à 6h15 nous n'aurons pas un tronçon de route correcte … Mes genoux et mon dos ont soufferts durant ce trajet tellement les vibrations étaient fortes et continues.
A notre arrivée, un bolivien voit me voir et me dit Pascal … Super c'est le patron de l'auberge où dort Olivier … Nous prenons possession de la chambre où se trouve Olivier, Benjamin et Domitille, notre couple de français rencontrés à La Paz.
J'irai me reposer un peu, Xavier ira faire un tour de la ville et passera un petit moment sur Internet. Vers 9h30, nous prendrons un petit déjeuner assez copieux et expliqueront nos mésaventures … Ca y est désormais, l'équipe TMTDM, est à nouveau réunit ! Pendant que Xavier et Olivier se reposeront, j'irai en fin de matinée avec Benjamin et Domitille déjeuner en ville (en fait il y a deux rues principales et rien d'autre !) et nous réserverons notre excursion pour la Pampa qui débutera dès le lendemain … Nous partirons pour trois jours et deux nuits à 45 $US avec l'agence Anaconda Tour.
En dehors de ces mésaventures, je tenais à souhaiter, au nom de nous trois, un très bon anniversaire à ma maman.
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07 au 09 Juillet 2007 :: Olivier :: Pampa bolivienne :: Voir la vidéo du jour : Sejour dans la pampa bolivienne
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Après avoir passé plus d'un mois dans les montagnes nous voici parti pour 3 jours et 2 nuits dans la jungle Amazonienne du coté Bolivien. Le 4 X 4 nous récupérera à notre hôtel à 9H00 du matin et c'est sous la pluie que nous commencerons notre trajet, après un court arrêt à l'agence nous apprendrons que nous ne serons que 5 dans notre groupe avec un guide juste pour nous. L'équipe se compose de Pascal, Xavier, moi ainsi que de Benjamin et Domitille.
La première matinée consiste en 3H00 de 4 X 4 sur une route vraiment abimée et nous passerons le trajet à sauter et à basculer de droite à gauche. Nous nous acquitterons du droit d'entrée de 60 Bolivianos afin de pénétrer dans le parc naturel. Nous prendrons un petit repas "menu del dia" avec une soupe suivi d'un poulet-riz. Ce sera l'après midi que commencera vraiment l'aventure avec 3H00 sur une barque dirigée par Rojer, notre guide qui s'arrêtera souvent et ira lentement afin de nous expliquer la vie des animaux que nous rencontrons. Nous apercevrons une bonne centaine d'alligators et de crocodiles, qui pour certains sont vraiment imposants ainsi que de nombreux oiseaux, des capibaras (gros castor croisé avec un sanglier … avoir sur les photos …), des dauphins roses et des petits singes.
Nous arriverons à notre campement vers 17H00 et prenons place dans notre dortoir composé de lits avec moustiquaire. Un gouter nous attend, popcorn et jus. Nous nous reposerons un peu, ensuite il y aura le repas du soir avant de partir pour un tour de nuit en barque. Nous nous promènerons durant plus d'une heure à observer les yeux des alligators qui se reflètent à la lumière de nos lampes torches. Notre guide qui a vécu 3 ans dans la pampa s'arrêta à un moment prêt d'un bébé crocodile puis mettra un pied dans l'eau et finira par jeter sa main afin de capturer le crocodile. Il le ramènera dans la barque afin que nous puissions le toucher et nous expliquer les différentes parties du corps, ensuite il le remettra à l'eau. Nous rentrerons au campement vers 21H30 et irons nous coucher.
Le deuxième jour nous nous levons à 7H30 pour prendre un super petit déjeuner, il vaut mieux car ce matin c'est chasse à l'anaconda. Après 10 minutes de barque on accoste et on commence à marcher dans la pampa. Avant de partir on nous avait fourni des bottes et très vite nous nous rendons compte de leur utilité car nous allons passer la matinée à marcher dans l'eau avec parfois celle-ci jusqu'au genou.
Pour chasser l'anaconda c'est très simple, on forme une espèce de ligne en s'écartant de quelques mètres et des que quelqu'un aperçoit un serpent noir avec des points jaunes il s'agit d'un anaconda, à ce moment on prévient Rojer et il se débrouillera pour l'attraper. On marche un bout de temps sans rien voir et à un moment Xavier aperçoit un bout de queue de serpent qui s'enfuit, les guides arrivent mais trop tard il est parti. Etant donné la vitesse de déplacement du serpent il ne s'agissait pas d'un anaconda mais seulement d'un cobra car oui il y a aussi des cobras dans le coin … Sympa non … Nous marcherons durant 4 heures à chasser en n'étant pas forcement très rassuré mais nous ne trouverons rien du tout à part le fait que cela est crevant de marcher dans la pampa avec des bottes.
Nous revenons manger au campement puis nous nous reposerons en jouant au tarot et à 15H30 Rojer vient nous chercher car nous partons nager avec les dauphins. Une petite heure de barque et nous arrivons dans un petit lac où il y a bien des dauphins. Les dauphins d'eau douce ne sont absolument pas comme ceux de mer, ils ont un nez plus long et sont beaucoup moins beau. Nous irons nager avec eux, même si nous devrions plutôt dire que nous avons nagé au même endroit car ils ne sont pas venus très prêts. La soirée nous dégusterons une nouvelle fois la super nourriture de Rosita et jouerons un peu au tarot avant d'aller se coucher de bonne heure car à 20H00 il n'y avait plus de lumière sur le camp.
Le troisième jour commence très tôt avec un lever à 6 H du matin afin d'aller voir le lever du soleil et écouter les animaux. Cela est plutôt sympa et Rojer en profitera pour nous donner pleins d'informations sur les animaux de la pampa et plus précisément sur les oiseaux. Retour au camp à 8H00 pour le petit déjeuner puis séparation du groupe en deux : Pascal et Benjamin retenteront de trouver l'anaconda tandis que Xavier, Domitille et moi iront pécher le piranha. Pour pécher il suffit de mettre un morceau de viande sur un hameçon puis de le jeter dans l'eau, très vite les piranhas viennent mordre et il suffit de tirer au bon moment pour en avoir un. Nous en pécherons plusieurs durant l'heure et demi de l'activité et cela est vraiment très sympa. Finalement pas d'anacondas non plus aujourd'hui.
Nous prendrons un repas rapide au camp avant de prendre la barque pour retourner à notre point de départ. Le trajet durera une heure et demi mais une averse diluvienne s'est abattue sur nous durant plus de 45 minutes et nous arriverons totalement détremper sur la rive. On se sèche et on se change comme on peut car il nous reste encore du 4 X 4 avant de rentrer à Rurrenabaque. Comme il a plu la piste est totalement explosée et nous roulons très doucement néanmoins cela ne sera pas suffisant. Après plus d'une heure de route le chauffeur s'arrête sur le coté et nous explique qu'il n'y a plus de direction mais que cela n'est pas grave. On se regarde tous un peu perplexe puis le chauffeur et Rojer passeront 10 minutes la tête dans le moteur à essayer de tout réparer, finalement ils reviennent et nous informent que c'est bon donc on repart. Déjà nous n'étions pas super rassuré mais avec une direction rafistolée imaginez notre état d'esprit. On roule encore un peu mais un autre véhicule est en panne donc nous allons le tracter. Nous voici donc de nuit sur une route en mauvais état en train de tracter une camionnette avec notre direction rafistolée, l'aventure jusqu'au bout. Nous arriverons sain et sauf à notre hôtel vers 19H et irons manger un bon gros repas en ville pour nous remettre de ces aventures.
Nous pouvons dire que ces 3 jours dans la jungle se sont vraiment bien déroulés et que le prix de 15 dollars par jour et par personne n'est vraiment pas élevé. Après il faut bien avouer que l'agence n'est pas très respectueuse de la nature en nourrissant les animaux, péchant les poissons et attrapant les crocodiles mais nous ne le savions pas avant. Parfois il vaut peut être mieux payer un peu plus cher et avoir des personnes respectueuses de la nature mais il est difficile de le savoir avant de partir, Anaconda Tour ne fait pas partie des agences éco touristiques mais ils sont les moins cher.
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10 au 12 Juillet 2007 :: Xavier :: Rurrenabaque / La Paz
Après nos mésaventures de l'aller il est temps pour nous de reprendre le bus pour revenir sur La Paz. Même si elle ne nous a pas fait une bonne impression, la compagnie Yunquena est celle qui est supposé avoir les meilleurs bus et lorsque nous allons acheter notre ticket toutes les agences font le même prix, 60 bolivianos. Nous choisissons donc de nouveau Yunquena pour notre trajet retour.
Une fois de plus mauvaise surprise lorsque nous nous présentons pour l'embarquement, le bus n'est pas du tout celui que l'on nous avait montré et celui qui est devant nous semble avoir largement dépassé le nombre de kilomètres autorisé, les fauteuils sont défoncés, il manque la moitié du pare brise qui est remplacé par du scotch … C'est donc dans ce bus que nous passons les 19H00 qui suivent sur la pire route de notre voyage … La route au Cambodge avait été très difficile mais cela n'avait duré " que " 5H00 … ici impossible de lire ou de se reposer (je ne parle même pas de dormir) tellement nous sommes ballotés de droite à gauche.
Nous arrivons le lendemain fatigué par ces heures de trajet et rejoignons Pascal à l'hôtel Milenio où nous avons passé la majorité de nos nuits précédentes. En effet Pascal avait choisi l'option " Avion " pour le retour, 420 bolivianos pour 45 minutes de trajet, plus cher mais beaucoup plus rapide … En arrivant à l'hôtel nous découvrons que nos sacs ont été fouillés durant le trajet … le K-Way North Face d'Olivier, les couteaux de Domitille et Benjamin ainsi qu'un tee shirt Adidas pour moi ont disparu … Après toutes ces expériences il va s'en dire que nous déconseillons la compagnie Yunquena !!
Nous passerons la journée de mercredi et jeudi à principalement nous reposer et gérer nos dernières affaires avant de continuer le voyage. Nous en profiterons pour aller voir Ratatouille au cinéma, nous vous le recommandons chaudement, drôle, très bien fait, rempli de bonnes idées et en plus cela se passe à Paris … Jeudi à 18H00 nous nous rendons à la gare routière pour prendre notre bus qui doit nous conduire à Sucre (70 bolivianos), 12H00 de trajet dans un bus confortable.
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13 au 15 Juillet 2007 :: Pascal :: Sucre
Nous arrivons de bon matin à la gare routière de Sucre. Nous avons les indications pour nous rendre à l'auberge Hostelling International en vue de rencontrer Max Steiner, le directeur de la Fédération des auberges de jeunesse de Bolivie. C'est donc vers 7H00 du matin que nous arrivons à destination et que nous rencontrons Max qui nous réserve un accueil dès plus agréable : Petit déjeuner, visite de la somptueuse bâtisse coloniale qui renferme une cinquantaine de lits et aménagement dans notre chambre de trois personnes.
Pour que chacun puisse comprendre pourquoi nous sommes ici et cet accueil, il faut remonter quelques temps en arrière. Dans le cadre de notre projet autour du jeu avec les enfants, nous avions contacté, avant notre départ, la Fédération Unifié des Auberges de Jeunesse de France. Nous avons à l'issue de la réunion, obtenu un partenariat. Nous interviendrons dans les auberges en proposant des soirées jeux et en contre partie nous aurons un hébergement gratuit durant nos séjours dans les différentes auberges. En Afrique et en Asie, nous n'avons pas utilisé ce réseau compte tenu, à la fois, de l'absence de Hostelling sur le continent Africain et des prix tellement peu élevés en Asie pour nous héberger. C'est donc sur le continent Sud Américain que nous allons de plus en plus utiliser ce réseau et notre partenariat.
De plus nous avions déjà pris contact avec Max Steiner qui s'avère être un très bon ami de la présidente de la FUAJ de France, Edith … Bref, nous sommes donc entre de bonnes mains ici à Sucre … Pendant le petit déjeuner, offert gracieusement, Max nous explique l'histoire de la Bolivie et ses fonctions dans ce pays. Nous apprenons que Hostelling International s'implique énormément dans la région de Sucre et notamment dans les zones rurales, au sud de la capitale. Max est responsable des volontaires venant la plupart d'Allemagne et organise le développement des différents projets dans lequel Hostelling est engagé …
Il nous explique donc les différentes activités et nous proposent d'intervenir dans un des villages ruraux, à El Villar. En effet une fête à lieu du jeudi au samedi … Cela pourrait être l'occasion d'intervenir auprès des enfants dans le village. Arturo, le responsable des actions à El Villar, se joint à nous pendant une petite demi-heure, le temps que nous lui expliquons notre projet. Il semble très emballé, d'autant que sur place se trouve une école, une bibliothèque et un salon de jeux … Bref de vrai possibilités pour intervenir dans de bonnes conditions … D'autres volontaires seraient également présent dans le village. Nous nous gardons la journée pour réfléchir à cette proposition …
Nous prenons possessions des lieux, une petite douche, une petite sieste, un tour en ville et le soir même nous avons rendez vous avec Max vers 18h afin de lui dire que nous sommes d'accord pour partir dimanche soir. Nous allons donc passer une semaine complète au village de El Villar … Arturo s'engage à s'occuper de nos passeports … En effet nous n'avons eu que trente jours de validité à l'entrée en Bolivie, et cette intervention va nous faire dépasser notre limite de visa … Ancien responsable dans l'armée et issu d'une famille de commandants, Arturo a de très bonnes connaissances pour régler ce détail administratif !
Quant à Sucre, honnêtement, nous n'avons que très peu apprécié cette ville … Aucun intérêt à nos yeux … Nous ne lui trouvons aucun charme … Nous n'avons pas fait d'efforts pour visiter un musée non plus ! Certaines villes n'accrochent pas, celle-ci en fait partie.
Le soir de notre arrivée nous avons été invité à un barbecue organisé par les volontaires … Ils sont une bonne quinzaine et habitent au rez de chaussée de l'auberge dans une petite maison … Ils ont pour la plupart entre 18 et 22 ans et sont ici pour 3 semaines à 12 mois. Ils paient de 80 à 100 euros la semaine tout compris et ont la possibilité de travailler dans un hôpital ou dans des écoles … La plupart n'ont pas du tout d'expérience et de compétences particulières … C'est une des facettes du volontariat ! L'ambiance fut très conviviale, nous avons rencontré Lulu, volontaire québécoise, avec qui nous allons passer ces 8 jours qui viennent à El Villar.
Concernant les deux autres journées à Sucre, vraiment peu d'intérêts … Lecture, ballade, repos … Nous prendrons un bus pour nous rendre au village dimanche à 18h en bas de l'auberge. Nous arriverons au village à 2h30 du matin … Le trajet fut pénible dans un bus bondé ou nous ne trouvions que très peu de confort … Heureusement que la route n'était pas trop mauvaise … Une seule compagnie de bus se rend dans ce coin perdu, à 200 Km au sud de Sucre et pour seulement 25 Bolivianos. Nous prenons place dans une chambre ou se trouve 5 lits dont 1 occupé, en plein milieu de la nuit, au premier étage d'une maison qui fait office d'auberge.
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16 au 18 Juillet 2007 :: Olivier :: El Villar :: Voir la vidéo du jour : Semaine d´intervention a El Villar
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Après une matinée à dormir afin de récupérer de notre arrivée tardive nous retrouvons Arturo, 3 volontaires allemands et Lulu la québécoise à midi. Celui-ci propose de nous emmener afin de visiter la petite école à 4 km du village, évidement nous acceptons et nous voici parti dans son 4 X 4. Après une courte distance, où en chemin nous récupérerons les enfants de l'école, nous voici arrivé à l'école. Il s'agit d'une petite structure accueillant une vingtaine d'enfants de 2 à 12 ans. Il y a pour seule adulte la maitresse aidée par les bénévoles. Les locaux sont sommaires mais bien aménagés et nous convenons avec la maitresse d'intervenir le lendemain durant toute la matinée et l'après midi nous ouvrirons le salon de jeu à coté de l'église.
Nous retournerons manger un petit repas au village puis l'après midi Xavier et Pascal iront visiter le village avec Arturo qui leur expliquera les coutumes locales, ils iront aussi visiter une structure accueillant des enfants de 1 à 4 ans. Le village est vraiment très petit et les activités y sont rares, heureusement nous sommes pendant une période de fêtes et tout se prépare petit à petit. Le soir, après un repas pas terrible, nous pensons que nous n'allons pas manger super bien durant cette semaine, nous irons nous coucher de bonne heure.
Le mardi nous nous levons vers 8H00 et partons à Villar Pampa où nous avons rendez vous avec les enfants afin de jouer. Il nous faudra une heure de marche pour arriver à l'école, les enfants arriveront au cours de la matinée. Nous commencerons par apprendre 2 jeux de Bolivie, le premier est un jeu de billes alors que le second est un jeu de toupie fabriqué par la maitresse. Après 45 minutes d'apprentissage nous passons aux jeux de société que nous avons apportés, les débuts sont laborieux car les enfants n'ont aucunes cultures de ce type de jeu et il faut même placer correctement les cartes dans les mains avant de pouvoir jouer. Nous leur apprendrons des jeux faciles et Pippo le fermier remportera un succès réel. A 10H30 il y aura le petit déjeuner composé d'un lait chaud et d'un morceau de pain, tout cela est fourni par les auberges de jeunesse puis nous reprendrons les jeux jusqu'à midi.
L'après midi nous avons décidé d'ouvrir le salon de jeux se trouvant sur la place, celui-ci est récent et il n'a que trop peu été utilisé. Nous ouvrons donc à 15 H et les premiers enfants commencent à pénétrer dans la salle, pour faciliter la connaissance de l'ouverture nous avions fait un peu de publicité oral et nous avons sorti 2 tables (une pour le dessin et l'autre pour les jeux de société). Au fur et à mesure les enfants viendront et nous aurons en moyenne 25 enfants durant cette après midi allant de 6 mois à 12 ans. Un coin pour les touts petits avait été aménagé avec des poupées et des jeux de construction. Tout se passera très bien et les enfants étaient heureux d'apprendre que nous ouvrirons le salon le lendemain.
Le soir nous irons manger à 19H00 et une quinzaine de minutes plus tard nous ressortirons car il n'y a qu'un plat le soir et celui-ci est vraiment sommaire, il va falloir se faire au riz patate viande ou œuf. Nous passerons le reste de la soirée à discuter avec Lulu et à lire.
Ce mercredi ressemblera beaucoup à la journée de la veille car le matin nous avons rendez vous à l'école et l'après midi nous ouvrirons le salon de jeux. Comme la veille nous serons très bien reçus à l'école où nous continuerons à jouer, nous aurons même droit à des chansons boliviennes. Les enfants sont très demandeurs et veulent apprendre des nouveaux jeux donc nous les expliquons. A la fin de la matinée la maitresse nous demande si nous allons laisser les jeux et nous passerons un petit bout de temps à lui expliquer que oui elle aurait les jeux mais il faudrait qu'elle patiente car le paquet venait de partir de Paris, elle insistera lourdement peut être a-t-elle déjà eu des promesses qui n'ont pas été tenues.
L'après midi nous ouvrirons le salon de jeux mais la situation à évoluer, si la veille il fallait faire de la publicité aujourd'hui tout le monde est au courant de l'ouverture du salon et des enfants nous attendent déjà. Cela sa passera toujours très bien malgré la présence de plus de 50 enfants à certains moments. Les enfants sont vraiment mignons et ne chamaillent pas, il n'y aura aucuns conflits à gérer durant tout l'après midi. Le seul bémol sera la disparition de 2 petites balles en plastique, il est sur que la tentation est grande pour des enfants qui ne possèdent rien.
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19 au 22 Juillet 2007 :: Xavier :: El Villar
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Durant ces quatre derniers jours au village nous avons continué nos activités déjà entreprises … à savoir ouvrir le salon de jeu qui a certains moment se transforme en véritable petit centre de loisirs. Au delà des jeux les enfants sont demandeurs d’activités en tout genre et lorsque l’une d’entre elle est proposée (peinture par exemple) c’est le succès assuré … surtout que tout cela reste très libres et chacun vaque à ses occupations comme il le souhaite … choix de l’enfant oblige … La formule marche et nous aurons en moyenne une quarantaine d’enfants qui nous rejoignent chaque après-midi, des plus petits (moins d’un an) aux plus grands (19 ans) chacun semble y trouver son compte.
Au même moment à lieu dans le village la feria d’El Villar (village de 400 habitants qui double ses effectifs durant la semaine), « grosse » fête ayant pour but de mettre en avant les communautés des environs ainsi que leurs productions. Nous aurons donc droit à des expositions et présentations des produits locaux, à l’élection de la plus belle patate, citrouille ou vache, à une course de chevaux ou encore à des dégustations de plats et alcools traditionnels (même s’ils connaissent bien la chicha morada, alcool à base de maïs, ils ont souvent la main lourde et toute occasion est bonne pour trinquer et boire une bolée …).
Au niveau de la vie quotidienne tout s’est bien passé aussi, l’hébergement dans le centre Hostelling International est très correct, seul petit bémol au niveau de la nourriture qui ne se révèle pas à la hauteur mais bon nous faisons avec. Nous partageons cette semaine avec Lulu, toujours aussi enthousiaste et ouverte à toute proposition d’activité, une volontaire comme on aimerait en voir plus souvent … une belle rencontre en tout cas.
Le dimanche nous avons notre bus qui nous ramène à Sucre à 16H00, une dernière bise aux enfants et adultes dont nous avons fait la connaissance durant la semaine. Un au revoir à travers la vitre du bus et nous voila parti … une nouvelle semaine qui est passée vite … très vite. 9H00 seront nécessaire pour parcourir les 200 kilomètres qui nous séparent de la capitale … nous arrivons à Sucre à 01H00 du matin, fatigués du trajet, nous allons récupérer notre chambre à l’hôtel et ne nous faisons pas prier pour nous endormir.
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23 au 25 Juillet 2007 :: Pascal :: Sucre / Potosi :: Voir la vidéo du jour : Explosion de dynamite a Potosi
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De retour à Sucre, je m'efforce de trouver, le matin, Arturo pour la régularisation de nos passeports. Pour l'instant rien a été fait, il faut faire quelques photocopies des originaux et ensuite en fin de matinée nous irons ensemble régler notre demande de prolongement de visa … Olivier, Xavier et moi, accompagné d'Arturo iront remplir cette formalité administrative expédié en deux minutes … Nous voilà donc rassurés, désormais nous avons la possibilité de rester plus longtemps sur le territoire Bolivien.
Nous passerons la journée entre Internet, lecture et farniente … Olivier achète les billets de bus pour notre départ qui est prévu pour le lendemain vers Potosi. Nous prenons place vers 10H00 du matin dans notre bus pour la ville minière par excellence de Bolivie. 4H00 de trajet (pour 17 bolivianos par personne), et nous arrivons à la gare routière. De là, nous décidons de réserver nos billets de bus pour notre prochaine destination, à savoir Uyuni.
Nous prenons place dans une auberge très modeste et passons la journée à visiter la ville…En réalité, peu de choses … Nous réservons, pour le lendemain matin, la visite des mines avec l'agence Andes Salt Expédition. Le froid commence vraiment à se faire sentir, dès le soleil couché … Nous avons même du mal à sortir tellement celui-ci est saisissant … C'est d'ailleurs très tôt que nous serons au lit sous les couvertures.
Après une nuit très fraiche, bien en dessous du zéro, nous nous présentons devant l'agence pour notre petit tour de quatre heures à 20 $US. Nous sommes une quinzaine répartis en deux groupes : un avec un guide en anglais et l'autre en espagnol. Nous nous équipons, à savoir, bottes, pantalon, veste imperméables et casque. Nous prenons un bus et nous arrêtons au marché des mineurs … Et oui, il est toujours apprécié de se présenter face aux mineurs en possession de petits cadeaux : feuille de coca, boissons ou encore avec de la dynamite !! Sur ce marché on vend de la dynamite … C'est simplement fou … Nous avons également droit à des séries d'informations expliquant l'utilisant de tel ou tel matériel …
Nous repartons et arrivons à 4500 mètres d'altitude pour notre petite expérience de la matinée … Explosion de dynamite !! Nous avons à notre disposition deux bâtons de dynamite achetés par des membres du groupe, dont un par nous … Les guides préparent l'assemblage des deux bâtons afin qu'il n'y est qu'une seule explosion mais plus importante … On assemble la pate, installe le détonateur, le tout avec le nitrate de sodium dans un petit sachet et voilà qu'on allume la mèche … Et là c'est la séance photo avec la dynamite à la main … Bien entendu, la mèche est assez longue pour que tout se déroule en sécurité … Ensuite le guide va placer notre bombe artisanale à 100 mètres de nous et on attend l'explosion … qui d'ailleurs viendra assez vite … Et là c'est une détonation très importante qui fait trembler le sol ! Quelle puissance ces explosifs !!
Nous resterons une heure et demi à l'intérieur des mines afin de comprendre la vie des mineurs et voir l'extraction du minerai … Ce sont des conditions de travail, évidemment très difficiles et éprouvantes … C'est le film Germinal qui se déroule devant nous ! Ces hommes, parfois des enfants d'à peine 13 ou 14 ans, mineurs pour la plupart indépendants, une fois ce métier commencé ont une espérance de vie de 10 à 15 ans … Ils ne gagnent pas beaucoup de sous, car désormais il ne reste que très peu d'argent sous ces collines.
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26 au 29 Juillet 2007 :: Olivier :: Uyuni / Salar de Uyuni / Sud Lipez :: Voir la vidéo du jour : Les geysers du sud Lipez
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Après 6 heures de bus nous arrivons à Uyuni en milieu d'après midi. Nous trouvons un hôtel en centre ville avec une douche possédant de l'eau chaude (cela devient vital étant donné la température ambiante). Nous nous attelons à l'activité de l'après midi, à savoir trouver une agence pour nos 3 jours dans le salar de Uyuni et le sud Lipez avec un transfert jusqu'à San Pedro de Atacama au Chili. Après en avoir fait plusieurs et constaté que celles-ci pratiquent toute le même tour avec plus ou moins le même prix nous choisissons Colque Tour qui est recommandé par le guide du routard. Pour 80 Dollars ou 640 Bolivianos. Nous partons dès le lendemain pour un jour dans le Salar de Uyuni et deux jours dans le sud Lipez avec un terminus au Chili à San Pedro de Atacama. Le prix comprend un 4X4 avec un chauffeur expérimenté, les repas et les nuits. Nous devons prévoir en plus l'eau et 40 Bolivianos d'accès aux parcs nationaux.
Le lendemain nous partons donc pour le premier jour au Salar de Uyuni. Il s'agit du plus grand désert de sel au monde qui fait environ de 12 000 km2. La matinée nous nous arrêterons à l'usine d'ionisation. Nous avons également la possibilité d'acheter des objets fabriqués en sel puis nous irons voir la récolte du sel. Les Boliviens profitent de la pluie pour recueillir le sel et chaque année ils en récupèrent entre 2 à 3 cm d'épaisseur.
Après cela nous pénétrons réellement dans le désert avec une étendue blanche à perte de vue qui brule les yeux tellement la réverbération est forte. Il s'agit d'une vision incroyable avec les montagnes aux alentours, ce ne sera qu'après une heure de route que nous arriverons à "la isla del pescado" qui est une ancienne ile avec des cactus géants dessus. Cette ile est accessible et nous pourrons donc monter tout en haut et ainsi avoir une vue panoramique à 360° sur le Salar, en plus il y a des cactus pouvant atteindre la taille de 12 m de haut, à coté même Pascal parait petit. Après cet arrêt nous repartons direction notre hôtel qui est situé au bord du Salar avec une vue imprenable sur celui-ci.
Le Sud Lipez est la partie sud de la Bolivie, limitrophe avec le Chili. Nous la parcourons en 4X4 durant deux jours en étant réellement charmé par cet endroit qui fleure le bout du monde. Nous observerons de nombreuses lagunes ayant chacune une couleur spécifique selon la composition de la roche ou des algues à l'intérieur, nous aurons droit à du vert, du blanc ou du rouge sur des étendues immenses. Parfois sur certaines il y aura même des flamands roses malgré le fait que ce ne soit absolument pas la saison, l'hiver ceux-ci migrent plus vers l'Argentine.
Nous roulerons durant des heures à travers de nombreux désert au milieu des deux volcans surplombants ces paysages. Comme nous sommes quand même à plus de 4000 m d'altitude à certains moments nous serons accompagnés par la neige et la glace. Et puis au milieu de rien on s'arrête pour prendre en photo l'arbre de pierres (El arbol de piedra). Il s'agit d'un rocher qui a la forme d'un arbre suite à l'érosion du vent. Il y a évidement beaucoup de touristes mais le lieu est vraiment sympa.
L'un des phénomènes qui nous a le plus marqué durant cette traversée c'est la vision des fumées des geysers à 7 h du matin alors que le soleil commence à se lever. Vision surréaliste où l'on a l'impression d'être sur Jupiter en train de marcher au milieu des fumées et des explosions d'eau. Il faut évidement faire très attention car la fumée sort à plus de 180° et de nombreux accidents ont été rapportés. Une des conséquences de cette activité souterraine est l'existence de source d'eau chaude où l'on peut se baigner. Il est 8h30 du matin lorsque Xavier se met en maillot de bain par -15° et saute dans un bassin aménagé avec de l'eau à plus de 30°, le rêve il parait après une matinée bien fraiche. Pascal et moi n'auront pas le courage de nous déshabiller, le froid aura raison de notre volonté.
En globalité nous pouvons dire que les paysages qu'offrent le Salar de Uyuni et le sud Lipez nous ont littéralement charmés. Ils offrent une telle diversité, une telle étendue, une telle splendeur que l'on ne peut pas rester indifférent devant. Ce tour constitue l'une des plus belles découvertes en matière de paysages pour nous 3 et par conséquent il s'impose comme un must de la Bolivie.
Nous avions choisi l'agence Colque Tour car elle est recommandée dans le Guide du routard comme une agence sérieuse avec de bonnes voitures, de bonnes infrastructures mais des chauffeurs parfois arrogants et pas forcément aimable. Il faut avouer que le guide du routard a totalement raison. Nous avons eu une voiture en parfait état et à 5 dans celle-ci il y avait suffisamment de places pour tout le monde. Le premier hôtel offrait bien une vue panoramique sur le Salar et le second était un peu plus sommaire mais amplement suffisant au milieu du désert. Le seul petit hic est l'absence d'eau chaude le premier soir alors que l'on aurait du en avoir. Les repas ont été toujours copieux et variés.
Passons maintenant à Lucas, notre chauffeur. Il est un excellent chauffeur, très ponctuel, rapide et efficace. Par contre quand il s'agit d'être aimable et d'expliquer les choses il n'a pas du aller à la bonne école. Lorsque nous posions une question il y répondait mais avec une intonation très désagréable, en fait on le dérangeait à chaque fois. Cela sera vraiment le seul point noir de notre tour car avec un chauffeur sympa le temps doit passer plus vite.
Il faut savoir que si vous choisissez Colque Tour il y a de grandes chances de vous retrouver avec des français surtout en juillet-aout. Il y avait 3 voitures le jour de notre départ et quasiment que des français, nous cela ne nous dérange pas car nous n'en voyons pas tous les jours. Nous passerons d'ailleurs 3 jours sympathiques avec Magali et Manu, eux aussi en tour du monde depuis 10 mois. Nous nous sommes racontés nos aventures respectives durant les longues heures de route. Si vous avez du temps vous pouvez d'ailleurs aller sur leur site www.petite-escapade.fr.
Pour terminer, nous avons fêté des petites choses durant cette excursion. Il y a d'abord eu mes 28 ans au milieu du Salar de Uyuni. Les garçons avaient prévu les choses en grand avec un apéro et même des cadeaux. Je ne vais pas faire la liste mais il y a eu pas mal de nourriture, de la mousse à raser pour que je sois tout beau, une montre pour que je sois à l'heure et un petit sous commandant Marcos acheté au Mexique 2 mois avant, quelle organisation … L'autre évènement est le cap de nos 300 jours de voyage. Encore un petit apéro mais cela veut surtout dire qu'il nous reste que 2 mois pour aller jusqu'à Rio, d'ailleurs il fait tellement froid que nous allons peut être resté plus longtemps au Brésil histoire de se réchauffer un peu. Il reste surtout 2 mois avant de rentrer et de tous vous revoir… 2 mois c'est rien après plus de 10 …
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Suite du voyage au Chili